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01.06.2011

La Côte d'ivoire, la brute et le truand.

Ah, ces Ivoiriens... Incapables de se démerder tout seuls. Heureusement que les ex-coloniaux mettent un peu d'ordre dans tout ça...

La petite histoire.

En 2000, Laurent Gbagbo est élu préident. En 2002, une rébellion éclate et le ministre de l'intérieur de Gbagbo est tué. Mais l'armée ivoirienne résiste et Alassane Ouattara (rebelle) est exfiltré en urgence par l'armée française. Les rebelle se replient au Nord, et le pays est divisé en deux. Après l'affaire de bouaké, des manifestants sont assassinés par l'armée française à Abidjan. La France fait pression pour que Gbagboarmée française en cote d'ivoire.jpgprenne Guillaume Soro (représentant des rebelles) comme premier ministre en 2007. Mais contrairement à ce que prévoyait l'accord de Ouagadougou, les rebelles ne sont pas désarmés et conserve le contrôle du Nord.

En 2010, la présidentielle qui oppose Gbagbo à Ouattara déclenche une nouvelle guerre civile. Des réclamations ont été portées par le camps de Gbagbo concernant des exactions contre des populations susceptibles de voter pour lui, ainsi que des fraudes électorales. La commission électorale aurait dû désigner le président à l'unanimité. Mais sans unanimité et sans prendre en compte ces réclamations, une partie de la commission a déclaré Ouattara Président à 54% des voix (ce qu'ils n'avaient pas le droit de faire). Saisi, le Conseil constitutionnel a dû se prononcer, et a désigné gbagbo à 51%, mais hors des délais prévu par la Constitution (ce qu'il n'avait pas le droit de faire non plus). Ouattara a toujours refusé que des observateurs internationaux recomptent les voix, comme l'a proposé Gbagbo.

L'armée française a profité de ce conflit pour imposer son candidat. C'est elle qui a distribué des armes aux rebelles (et détruit dans le même temps le matériel militaire de l'armée ivoirienne) et qui a balayé le chemin pour qu'ils parviennent jusqu'à Abidjan. Elle se permet d'ailleurs de bombarder des hopitaux, des supermarchés et des points de RDV de militants pro-Gbagbo. Au surplus, ce sont les forces françaises qui ont déposé Gbagbo aux rebelles.

Qui sont-ils ?

Gbagbo : Plusieurs crimes ont été imputés à ses forces par des ONG et par l'ONU (assassinats d'opposants politiques, de manière ciblée ou par des tirs sur des manifestants). Il a conceptualisé "l'ivoirité" pour écarter Ouattara (dont les grands-parents ne sont pas tous nés en Côte d'Ivoire). dans les années 70', il est emprisonné en tant qu'opposant au parti unique d'Houphouet-Boigny (proche de De Gaulle), d'abord en tant que syndicaliste, puis en tant que participant à des manifestations étudiantes. Il est fondateur du Front Populaire Ivoirien qui défend le multipartisme et la social-démocratie (c'est Gbagbo qui a vendu une partie du port à Boloré).

ouattara VS gbagbo.jpg

Ouattara : Le crime de Duékué (plus de 800 morts) est imputé à ses partisans. Il a vendu l'Afrique au FMI sous la méthode du "si tu veux un prêt, tu privatises et tu supprimes les aides et la sécurité sociales..." Ceux qui on subient s'en souviennent. En Côte d'Ivoire, en tant que premier ministre d'Houphouet-Boigny, il a vendu l'électricité, l'eau et le gaz à Bouygues. Soutien d'Houphouet-Boigny, il tente désespérément d'être président de la Côte d'Ivoire depuis plusieurs années par différentes méthodes (élections, coups d'Etat...). C'est enfin chose faite : "Alors, heureux ?"

Conclusion :

Les coups de canons de la france et de la communauté internationale n'ont fait que rallumer les incendies qui ont conduit à la guerre civile entre les partisans de deux hommes assoifés de pouvoir. Sauf que Gbagbo n'est qu'un prof d'histoire.  Alors que Ouattara, qui a bossé au FMI et est un ami de sarko, a un carnet d'adresse bien fleuri, notamment au niveau international... La Cour Pénal Internationale semble se mettre en mouvement pour poursuivre les crimes de guerre opérés par les deux camps, même si la Côte d'Ivoire n'a pas signé le traité de Rome. Ainsi, il se pourrait que la procédure se retourne contre Ouattara, car il est de loin le plus sanglant.

Aujourd'hui, après la prise de fonction de Ouattara et plus d'un mois après l'arrestation de Gbagbo, des exactions sont toujours en cours contre des pro-gbagbo (réels ou présumés). Ce faisant, il me semble que le mouvement social ivoirien aura plus de mal à se relever sous (ou à l'issue d') une présidence Ouattara que sous (ou à l'issue d') une présidence Gbagbo.

 

Michel Galy résume la situation en Côte d'Ivoire en 13 minutes.

17.05.2011

Dédicace à DSK !

01.05.2011

Morts pour rien

Parce que leur mort recouvre l'état des rapports sociaux existants dans les quartiers. Parce que le seul service public auquel ils ont le droit, c'est la police. Parce que ces gamins ont préféré un transfo à un contrôle policier. Parce que tout le monde s'en fout. Parce que la résistance est un devoir...

zyed bouna justice.jpg

22.04.2011

Devenez meurtriers.com

En Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Lybie, au Tchad,  au Djibouti, ou ailleurs, l'important c'est de s'amuser !

Des publicités de l'Armée de Terre fleurissent dans les villes, et en particulier autour des quartiers populaires. Comme on sait très bien que ces populations sont celles qui ont le moins de chance de s'en sortir, on va leur laisser miroiter un avenir stable et émancipateur au sein de l'Armée de Terre. Il ne manquerait plus que ces salauds aillent recruter dans les écoles, comme aux Etats-Unis ou au Canada ! Après tout, plus on les prend jeune, plus ils sont maléables !

D'un côté, des rivières de larmes coulent à chaque fois qu'un pauvre soldat français crève en Afghanistan, mais de l'autre, on se fout pas mal des dizaines de milliers de civils dont nos valeureux guerriers sont responsables de la mort. Personne ne réagit lorsque nos héros nationaux empêchent des groupes armés de déchoir des dictateurs (Tchad), ou lorsqu'ils aident des chefs de guerre sanguinaires à se saisir d'un président contesté, sans conformité avec les décisions de l'ONU (Côte d'Ivoire).

L'Armée de Terre ne fait pas dans l'humanitaire. Une guerre ne peut pas être propre. La Patrie et Nation n'en ont rien à foutre de ta gueule. Tout le monde chie sur la Convention de Genêve. Et piloter un char, un hélico ou un avion de chasse, ce n'est pas "cool" ! Ce n'est pas comme dans un block buster d'hollywood ! C'est plutôt ambiance je tue ou je me fais tuer (ou je mutile ou je me fais mutiler!). Tout ça pour quoi ? Qu'est-ce que l'armée française a jamais fait d'utile dans le monde ? Que dalle ! Et c'est pas demain que ça va changer.

devenez meurtrier - Copie.jpg

Ministère de la guerre : remballe ta pub, fous toi en l'air !

22.02.2011

Rivières de sang en pays arabes

C'est d'ailleurs ce qui fait la beauté du paysage.

D'un côté, un peuple insoumi, près à se battre contre la misère sociale ; de l'autre, un monarque qui se complait dans le faste, et engage des mercenaires subsahariens pour matter la foule. Voilà l'amour d'un homme pour son peuple, vu de Libye. Kadhafi partira comme les autres. Comme Moubarak en Egypte. Comme Ben Ali en Tunisie. Seuls l'algérien Bouteflika et le marocain Mohamed VI tirent leurs épingles du jeu dans le grand Maghreb. Des soulèvements sont en cours au Bahreïn et au Yémen, et d'autres initiatives incertaines naissent au Djibouti, en Iran, en Jordanie et probablement ailleurs. Mais une chose est sûr, c'est que les responsables français qui ont soutenus ces dictatures sont toujours en place, libres de tous soupsons...

Dominique Strauss-Kahn : "la politique économique de la Tunisie est saine, et c'est un bon exemple à suivre [La démocratie, les libertés publiques, le partage des richesses, on s'en fout ! Du moment que l'économie va bien]."

Rama Yade : "[Kadhafi] doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort." Dont acte (voir photo).yade et kadhafi.jpg

Michelle Alliot-Marie (et ses proches) : "le jet privé, c'est vraiment confortable."

Nicolas Sarkozy (et son épouse) : entre Bongo, Kadhafi et consorts, à force de lécher des culs, il a la bouche pleine de merde. Exemples : discours de Grenoble (aux origines de la LOPPSI 2) et discours de Dakar. 'Y a plus que sa femme pour accepter son baiser de la mort à lui (voir ici). Tout ça pour vendre, entre autres, des armes - avec lesquelles on tue des manifestants, en plus.

Orange France-télécom (et autres grands groupes) : "je m'en vais délocaliser un centre d'appel en Tunisie, et dire à Yasmina qu'elle s'appelle Geneviève. Ce n'est pas si grave : 'y en a bien qui vendent des armes ! Vous comprendrez bien que dans une société capitaliste, le plus important, c'est l'argent !"

Au final, il y en a un qui met tout le monde d'accord, c'est Boris Boillon :


Dans sa vie, on fait tous des erreurs,

et dans sa vie, on a tous droit au rachat.

Teddy Francisot.

10.11.2010

Nous avons perdu !

D'un hameçon plus habile que vos potences, nous prendrons notre bien où nous voulons qu'il soit.

Paul Eluard, poète surréaliste.

Depuis 30 ans, le capital monopolise le produit de la croissance annuelle. Si bien qu'entre 1981 et 1995, la part des salaires et assimilés s'est effondrée de 10% (de 71,8 à 60,3%) alors que celle des profits bondissait d'autant (28,2 à 39,7%) ! On crée des niches fiscales, on multiplie les subventions, et on s'étonne qu'il n'y ait plus d'argent dans les caisses. Pire, on prétend que c'est à cause des acquishold up géant.jpg sociaux. Et alors, de radiations du pôle-emploi, au retardement du droit à la retraite, en passant par les déremboursement de médicaments et autres franchises médicales, on précarise, on appauvrit, on stigmatise et on détruit des valeurs républicaines, et parfois révolutionnaires.

Cliquez sur la BD =>

Pourquoi veut-on repousser l'âge du droit d'accès et celui du droit au taux plein alors qu'on sait que la durée de vie en bonne santé d'un ouvrier est de 59, et que, déjà, avec l'âge du droit au départ actuel à la retraite, il ne pourra pas profiter d'une période de repos sans pathologie récurrente ? alors qu'on sait aussi que la crise a doublé le déficit des caisses de retraite, pour la simple raison que les licenciements, qui n'ont pas été interdit par le gouvernement, ont conduit à une réduction du versements des cotisations sociales prélevées sur les salaires ? Et que 5 millions de sans-emploi, c'est autant de salaires en moins, et donc autant de cotisations sociales en moins pour renflouer les caisses. ? Enfin, alors qu'on sait que les exonérations de cotisations accordées aux entreprises privent les caisses de 30 milliards d'€ par an, sans créer d'emploi, comme c'était l'objectif ?

Le syndicalisme est à la société moderne ce que le mercurochrome est à la jambe de bois.

Coluche, humoriste contestataire.

Ce partage inégal des richesses (ou vol à l'arraché, c'est selon) est permise en partie à cause de l'apathie des grandes centrales syndicales, qui font de moins en moins de syndicalisme (ou en tout cas, qui se concentre essentiellement sur le syndicalisme de service, au détriment du syndicalisme de lutte) et font de plus en plus de politique (en calquant leurs grandes journées d'actions sur le calendrier du gouvernement et du parlement), alors que leur rôle est d'établir un rapport de force susceptible, non pas de "mobiliser l'opinion publique", mais bien de faire reculer le gouvernement ! Depuis le départ, la CFDT n'était pas contre cette réforme. Pourtant, la CGT, dont les militants sont assurément contre, a voulu lui coller au train pour préserver l'unité syndicale. Mais à quoi sert l'unité syndicale si ce n'est pour aller au carton contre une réforme régressive ?

Le gouvernement est en train de mener une guerre de classes. Et face à lui, les syndicats sont incapables d'apporter les réponses suffisantes. L'alliance CGT, FSU, FO, et Solidaires, c'est 1 263 000 militants qui peuvent convaincre les salariés sur le terrain, pour pousser à cette mobilisation radicale qui aurait mis la réforme en échec. Les adhérents des quatre autres syndicats ne sont pas perdus puisque de toute façon ils n'auraient rien fait ! Les chances auraient ainsi été de notre côté. D'autant que là, les travailleurs avaient envie d'exploser, mais ils étaient dans l'attente d'un appel clair de la part des organisations syndicales. Ils auraient dû foncer sans eux. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

 

la lutte continue.jpg

nous irons jusqu'au bout

 

Teddy Francisot

 

adhérez à sud solidaires.jpg

 

En tout cas, il est grand temps que Solidaires se renforce pour que le syndicalisme de lutte ait plus de poids dans l'intersyndicale et le mouvement social.

04.09.2010

Après la plage, les pavés !

Cette rentrée 2010 va être particulièrement agitée.

plein retraite solidaires.jpgDéjà le samedi 4 septembre, une manifestation contre le racisme d'État et les politiques sécuritaires aura lieu à l'initiative de la ligue des droits de l'homme. Puis le mardi 7 septembre, une grande manifestation pour la sauvegarde de la retraite par répartition marquera peut-être, le début d'une grève générale. C'est là qu'il faudra frapper fort !

Après le grignotage des services publiques, de l'éducation nationale, de la sécurité sociale etc... le système de retraite par répartition est quasiment la seule marque de la solidarité publique qu'il nous reste. Un système très bien conçu qui veut qu'en adressant son salaire au travailleurs, le patron paie en même temps une cotisation pour permettre à nos ayeules et ayeux de vivre décemment sans travailler, et d'avoir une fin de vie digne. C'est bien le moins après une vie de labeur. Mais c'est surtout bien le moins lorsqu'on est humaniste.

Les gouvernements (droite comme "gauche") ont toujours voulu foutre en l'air ce système sous la pression du patronat, toujours à l'affût du moindre centime. Il s'agit de remplacer la retraite par répartition par la retraite par capitalisation. Autrement dit, on passerait du système solidaire au système spéculatif. Or, avec le système spéculatif, si par hasard une crise passait par là, on perdrait tout, et donc on n'aurait plus de retraite.

Mais qu'importe ! Du moment que les fonds de pensions se font du fric sur le dos des déposants, le reste...

Grève générale le 7 septembre
envoyé par Solidairesnational.

 

C'est à nous d'exiger un juste partage des richesses ! Notre tâche est, dès aujourd'hui, de construire un grand rapport de force, par des grèves et des manifestations, dans toutes les entreprises, les lycées, les universités et les services publics... Premier RDV : manifestations partout en France mardi 7 septembre (dès le 6 septembre pour les enseignants). Second RDV : mardi 14 septembre (et durant toute la semaine précédent, il s'agit de monter des Assemblées Générales de grève). Objectif : la grève générale !

Au boulot !

Teddy Francisot

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin et qui n'ont pas beaucoup de temps, explication concise et drôle : cliquez ici (15 minutes).

Pour ceux qui veulent aller plus loin et qui ont un peu de  temps, une excellente analyse - pas ennuyeuse du tout - de Bernard Friot, économiste : cliquez ici (audio de 50 minutes).

18.07.2010

Exclusif : le premier blanc à avoir une bite de plus de 25 cm

"C'est pas parce qu'on est blanc qu'on n'a pas une grosse bite" (C. Lemaître)

Le mot est lâché ! C'est presqu'une victoire pour la race blanche, qui fût dominé dans la discipline par la race noire. Ça faisait un peu beaucoup quand même : déjà, les nègres courent plus vite, et en plus ils ont les plus grosses bites. C'est agaçant à la fin.

Et pourtant, c'est juste un grand athlète.

 

Tous en chœur (Le Monde, Le Parisien, L'Express, Les Echos, 20 Minutes, TF1, France Info, Nouvel Obs, Ouest-France,  etc... : "premier sprinter blanc sous les 10 secondes", "un blanc sous les 10 secondes", "premier blanc sous les 10 secondes"... Euronews s'extasie encore plus fort que les autres en déclarant que Christophe Lemaitre écrit l'histoire du sprint en étant le premier blanc à passer sous la barre fatidique... Seul métro-france ose les guillemets au mot "blanc"...

Mais quel est ce chant que l'on entend ?

Un athlète français vient de parcourir un 100 mètres en moins de 10 secondes. Fait déjà très exceptionnel. Mais les commentateurs sont stupéfait par autre chose : cet athlète a moins de mélanine dans le derme que ceux qui sont passé sous cette barre symbolique auparavant.

Les blancs sortent grandi et peuvent être fiers que l'accession à cette performance ne soit plus seulement l'apanage des noirs, semblent estimer les commentateurs.

Seulement voilà, personne ne se pose la question de savoir pourquoi auparavant seuls des personnes d'origine africaine (aborigène pour l'un d'eux) ont franchi ladite barre. Dans les années 80, on attribuait déjà aux populations "négroïdes" des facultés spécifiques en matières sportive (les facultés intellectuelles étant attribuées aux "caucasiens"). Ce faisant, on a porté une attention particulière à ces populations pour faire progresser les meilleurs d'entre eux. Aujourd'hui, grâce au travail des antiraciste et des antifascistes, ce genre de différenciation est devenu obsolète.

Pour autant, on peut toujours aperçevoir, en France, une sur-représentation des nègres aux championnats nationaux de sprint. Posons-nous simplement la question : quelle population est la plus sensible à la discipline la plus populaire de l'athlétisme ? à qui cette population peut-elle s'identifier ? Et ou sont les meilleurs entraineurs ? Une piste : le podium de la finale des interclubs est composés uniquement de clubs parisiens, dont les deux premiers en banlieue nord. De plus, la plupart des clubs semblent être implantés auprès des quartiers populaires...

Un racisme à visage humain.

Un seul journaliste à peu près connu a stigmatisé ces commentaires : Bruno Roger-Petit. Il bosse sur Lepost.fr et sur sport24.com. Il a aussi été consultant sur I-télé pendant la coupe du monde, ou il se consternait que "maintenant, lorsque l'Algérie gagne un match de foot, les algériens envahissent les rues de Paris"... Commentaire raciste, s'il en est. Entendons-nous bien : nous sommes en France, tout de même. C'est sauvage pourraient être plus discrets ! Et c'est lui, le seul, qui stigmatise les commentaires racistes de la presse. C'est triste. Mais, sur cette question précise, il a tout dit :

Pour ma part, cette lecture de l'exploit me gêne. "Blanc" ? Et alors ? Faut-il commencer à décrypter les résultats sportifs en fonction de la couleur de la peau ? Quelle est donc cette nouvelle manière de présenter des résultats sportifs ?

Développons un peu ce que signifie cette lecture telle qu'elle est faite par tous les médias. "Un blanc court le 100 mètres en moins de dix secondes, c'est un exploit". Cela signifie quoi, a contrario ? Que les noirs qui courent le 100 mètres dans les mêmes temps ne réalisent pas un exploit ? Que les noirs sont génétiquement programmés pour courir plus vite ? Est-on en train de valider des thèses racistes d'un autre temps ?

Pour ce qui me concerne, je saluerai donc l'exploit de Lemaitre en ces termes : "pour la première fois depuis Ronald Pognon, un sprinteur français court le 100 mètres en moins de 10 secondes". C'est à la fois plus correct, d'un point de vue journalistique, et plus fondé d'un point de vue (osons le mot) de civilisation.

plus rapide, plus grosse bite 2.jpg
INTERVIEW AU MONDE :

Le Monde : La dimension raciale que les observateurs ont rapprochée de ce chrono vous choque-t-elle ?

Christophe Lemaître : Que je le veuille ou non, je suis le premier athlète blanc à battre les 10 secondes. Manifestement, je rentre dans l'histoire. Je crois qu'on heurte ici un tabou en vigueur dans l'athlétisme. En vérité, je me suis toujours écarté de cette dimension superflue. Je laisse cette considération aux médias.

Difficile de résister à l'assomoir médiatique, hein, Christophe ?

Mise à jour (27/07/2010, 12h23) : un excellent article de la BBC sur cette performance, avec une petite rétrospective historique (traduit par google, donc faut s'accorcher pour lire) => ici.

 

Teddy Francisot.

PS (c'est le cas de le dire) : un blancos, un white, en dessous des 10 secondes, voilà qui doit plaire à Manuel Valls...

21.04.2010

Un petit tour et puis s'en vont...

J'ai déjà eu l'occasion de chier dans la bouche du trotkard dans un de mes premiers articles. C'était le 11 juin 2009. Et aujourd'hui, force est de constater que ça pue encore lorsqu'ils s'expriment : "le PCF est allé dans les exécutifs régionaux, alors que, nous, on ne voulait pas", "l'affaire du voile nous a divisé, déstabilisé et a éloigné les électeurs et électrices de nos listes", "y a-t-il eu trop d'unité ou pas assez d'unité" (non, mais ça, c'est parce qu'ils sont aveugles, et n'ont pas vu que l'unité ne s'est faite que dans 8 régions sur 22)...

Dégoutés par l'odeur, 10% du CPN (conseil politique national) a pris la poudre d'escampette : tout va bien, Madame la marquise. L'important, c'est d'avoir raison !

crise du NPA.jpg

Dans son blog, le grand Raoul-Marc Jennar, politologue, donne une analyse politique de ces départs :

Alors que l'objectif était de créer un parti de masse, ouvert et prompt à faire l'union avec la gauche antilibérale et anticapitaliste, la ligne politique du NPA est inchangé par rapport à celle de la LCR : il s'agit d'une démarche solitaire, d’une avant-garde qui agit conformément à la tradition sectaire d’une faction de l’extrême-gauche. Ce faisant, je me suis aveuglé sur les intentions réelles des initiateurs du projet NPA.

L’écologie comme outil d’analyse du capitalisme et alternative politique ait jamais été intégrée sérieusement dans la démarche et le discours du NPA ainsi que cela a été déploré à maintes reprises et, récemment encore, par la commission écologie elle-même ; Pas une seule réunion du Comité exécutif n’a été consacrée aux questions de libertés, de démocratie et d'institutions alors que des mutations sont en court au niveau européens, au niveau national avec la décentralisation, et de part la récente réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle. Les effets du capitalisme ne sont pris qu'au seul niveau de leur impact social.

J'ai cru que le NPA serait un prolongement politique du travail d'analyse et d'éducation populaire du courant altermondialiste, mais j'étais plus efficace dans mon travail d'analyse en étant libre de toute attache.

Pour voir l'interview à laquelle il répond, vous êtres libre de cliquer ici. Pour l'annonce de sa démission, c'est ici.

De là à dire que les cadres de la LCR se sont servi des nouveaux militants NPA comme de marionnettes pour créer l'illusion de l'ouverture, il n'y a qu'un pas ; que je ne franchirais, par principe, qu'après le congrès de novembre. En attendant, il faut continuer à se battre pour le rassemblement de la gauche radicale au niveau national. C'est l'objet d'un récent appel au "Front Populaire Anticapitaliste" lancé par les trois seules régions où le rassemblement a eu lieu.

front populaire anticapitaliste.jpg

 

 

 

Pour voir et, éventuellement, signer l'appel

vous pouvez cliquer sur le logo =>

 

 

 

 

Teddy Francisot.

10.02.2010

Fichtre, un fichu !

ilham, besma et maïmouna.jpg

Si t'es pour le voile, t'es sexiste ou intégriste. Si t'es contre le voile, t'es islamophobe...

J'emmerde tous ces faibles d'esprit qui veulent mettre les gens dans des cases et qui tiennent leurs principes pour inébranlables. Ce qui me fait pitié, moi, ce n'est pas que Besma Mechta, ou Maïmouna Mbaye (conseillères municipales respectivement communiste et social-démocrate) croient faire preuve de grande piété en se mettant un fichu sur la tête, c'est qu'elles croient encore en Dieu avec tout ce que les historiens ont publié sur la création des religions à partir des contes et légendes moyen-orientaux.

Le politique s'est attaqué à l'institution catholique car elle avait trop d'influence sur la société, l'économie et la politique. Ce qui était crédible puisque c'est une institution très organisée, et très bien implantée sur le territoire. Encore qu'il existe toujours aujourd'hui le concordat en Alsace et Moselle, que des partis politiques défendent ouvertement la doctrine sociale et conservatrice du christianisme, et que des représentants des électeurs ont siégés en soutane (notamment le camarade Pierre, Abbé de son vivant). Mais en prétendent s'attaquer aux signes de visibilité des musulmans, alors que cette religion est disparate et peu organisée, le politique s'attaque en réalité aux musulmans eux-même. Ôtes moi ce foulard, cette appartenance religieuse, ces origines culturelles et sociales qui te couvre la tête et que je ne saurais voir.

Dans la religion, comme dans la société, la femme est toujours reléguée à un ''rôle'' qu'elle ne se fixe pas elle même, mais qui lui est fixée par la communauté religieuse ou politique, dont l'autorité vient du genre masculin. Les voile, burqa, hijab ou foulard, sont les marques de cette domination masculine. Ainsi, une femme qui porte un de ces éléments marque sa soumission à cette domination. Seulement, il en ait qui ne le vivent pas comme ça, et qui le considère comme un acte politique : j'existe, je le montre, et je vous emmerde. Que répondre à ça ?

Et qu'est-ce que c'est que ces gens qui se revendique de gauche et qui prétendent que, sous prétexte qu'Ilham Moussaïd porte un foulard, elle ne saurait pas représenter l'ensemble des électeurs qui lui ont donné sa voix ? Les aurait-elle mieux représenté en masquant son appartenance religieuse ? Est-ce que ce signe, certes ostensible (et non pas ostentatoire !), signifie de fait qu'elle n'est là que pour représenter les musulmans ? Voilà bien une réflexion pitoyable de sacrés couillons. Et en refusant de soutenir fièrement sa candidate, le Conseil Exécutif du NPA s'est dégonflé et leur a donné raison.

Enfin, bordel de merde, qu'est-ce qu'on n'en a à foutre que la pauvre nenette ait un fichu sur la tête !

Un seul regret : qu'elle prétende incarner ou représenter les quartiers populaires sous prétexte qu'elle a le teint mate et qu'elle est musulmane. En prétendant cela, elle s'est complètement enfermée dans le rôle que lui ont assigné les gens pétris de préjugés. Donc au final, elle n'a rien compris, elle non plus.

npa régionales 2010.jpg

Félicitations tout de même à Fadela Amara qui a commise la meilleure argumentation du siècle contre la candidature de Mme Moussaïd : Je suis très étonnée, et puis je me dis que peut-être ce qu’on avait dénoncé à une certaine époque, cette forme d’alliance rouge-brun, heu, d’extrême droite, avec des, heu, des partis extrémixes, heu, si j’puis m’permettre, heu, au nom justement de la lutte contre l’impérialisme américain, eh ben on asseoit, heu, tout simplement, heu, l’oppression, heu des femmes. Magnifique.

Toutes les notes

 
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