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28/06/2009

Une nouvelle séquence politique

Toaix à gauche.jpgut le monde s'en fait l'écho à gauche. La presse l'a repris comme il se doit sans autre précision : le NPA appelle à une alliance à gauche (hors parti socialtriste) pour les régionales 2010.

Voilà un projet enthousiasmant qui promet de belles aventures à gauche. On se prend déjà à rêver de dépasser le PS dans certaines régions. Les partis qui avaient coutume de s'allier avec le PS au premier tour choisiront, cette fois, de s'allier avec des antilibéraux et anticapitalistes. Quoi de mieux pour annoncer une nouvelle séquence politique ? (c'est le mot à la mode en ce moment).

S'imagine-t-on quand même que ça fait depuis 2005 qu'on essaie de trouver des accords unitaires, de faire des alliances à tout bout le champs, pour dépasser le PS et exercer le pouvoir politique dans l'intérêt des travailleurs. Au niveau local, les premières étapes ont été franchies. Dans plusieurs circonscriptions de différentes élections, des alliances ont eu lieu. Clermont-Ferrand est d'ailleurs célèbre pour nous montrer l'exemple de ce point de vue là. Mais le mouvement unitaire, voire unitariste, a aussi gagné Anduze, ou les unitaires sont allé au second tour des cantonales devant le PS, un "divers gauche" et le Front de gauche (PCF). Elle a d'ailleurs été soutenue dès le premier tour par les Verts qui ont salué une "authentique écologiste", ainsi que la Fédération (union unitariste issue des collectifs antilibéraux), les Alternatifs (rouge et verts), et le NPA. Les mêmes expériences se construisent à Mantes-la-jolie (ou les Verts sont aussi de la partie) et à Aix-en provence.

Puisque je vous dis qu'une nouvelle séquence politique s'annonce !

Un bémol : le NPA assortie ces accords d'une exclusion catégorique de toute cogestion des éxécutifs avec le PS. Je suis totalement d'accord avec cette position. C'est quand même un principe de base que de ne pas cogérer la misère avec ceux qui en sont les responsables ! Mais là ou ça me fait tiquer, c'est lorsqu'il enjoint les autres partenaire de gauche à en faire de même sous peine de rejeter l'alliance. Là, je me demande "qui est le NPA pour dire aux autes ce qu'ils doivent faire ou pas ?" C'est quand même culotté ! On peut se mettre d'accord entre-nous, entre camarades du même parti pour tenir cette position. Mais si d'autres camarades d'autres partis considèrent que l'on peut agir dans l'intérêt des travailleurs en exerçant une responsabilité au sein de l'éxécutif, ça ne nous forcera pas à voter des subventions aux entreprises qui licencient. En tant que militants NPA, on conserve toute notre liberté. Oui, c'est vrai que ça me ferait un grand plaisir de voir les partenaires de gauche refuser la cogestion, mais de là à en faire en faire un critère déterminant, je trouve ça un peu exagéré.

Mais bon, pour l'instant, c'est ce CPN mal élu qui prend les décisions. Gageons que l'unitarisme le gagne en attendant de le changer.

Teddy Francisot

19/06/2009

"Et ta mère, elle s'intéresse au 7ème arrondissement de Paris ?"

Ca vous pose la bonne femme. J'ai presque un regret de le dire, mais elle vient de monter dans mon estime. Sérieusement, c'est ma blague préférée. Ne me demandez pas pourquoi ça tombe toujours sur les mères, je n'en sais rien du tout. Ce n'est rien de plus qu'une blague de répétition en fait. Et ne dites pas qu'elle a copié sur sarko. C'est faux ! Les "ta mère", c'est une autre registre. Ca n'a rien à voir.

Le journaliste était un peu lourd à toujours poser la même question. En plus une question dont tout le monde se fout, à part les parisiens. Une question qui marque soit la naïveté, soit l'hypocrisie du journaliste. C'est évident que les candidats ne se présentent plus forcément dans les circonscriptions ou ils vivent. Parce que d'une part, ils peuvent jouer un rôle marketing : c'est vachement plus cool d'avoir dans sa circonscription quelqu'un qui passe à la tété. Et d'autre part, ce n'est pas tant le candidat qui compte que le ou les partis qu'il représente et les idées qu'il porte.

Pourquoi il ne lui a pas demandé si c'était pas un peu gros de simplement se poser la question de l'emprisonnement des enfants de 12 ans (je précise - aberration ! - que ceux de 13 ans peuvent déjà être emprisonnés) ? Si ce n'était pas un peu risqué pour la poursuite judiciaire de l'élite politique et économique de placer l'instruction sur le dos d'un juge subordonné au gouverment plutôt que sur le dos d'un juge indépendant (certes, tout de même un peu con) ? S'il était utile et opportun de mettre en place des peines plancher qui peuvent conduire à des disproportions aberrantes (genre : prison ferme pour un vol de 5 euro, pour ne donner qu'un exemple) ? Est-ce que la suppression de 63 conseils de prud'homme sur 271 est une manière d'allonger une procédure déjà excessivement longue pour le quart des employés lésés qui osent les saisir ?

Voilà tout un tas de question que notre cher journaliste a soigneusement évité de poser à Rachida Dati. Alors tu m'étonnes qu'elle l'ait envoyée se faire foutre : si ce n'était pas elle, ce serait moi !

dati va te faire foutre.jpg
un témoin affirme qu'elle n'a pas dit ça sur un ton agressif, mais en rigolant.

Teddy Francisot.

15/06/2009

Emeutes après l'élection du Président

Le vice-président américain, Joe Biden, estime qu’il existe «de vrais doutes» sur la victoire du président, «vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, et la manière dont les gens sont traités». Toutefois, «nous n'avons pas assez de faits pour établir un jugement définitif" et "nous devons attendre de voir», a-t-il tempéré.

Bernard Kouchner, estime quant à lui qu'il n'y a «pas de solution dans la brutalité et dans le développement d'activités militaires sans fin.»

L'Allemagne a condamné ce dimanche les violences policières à l'encontre des manifestants. «Les actions violentes des forces de sécurité à l'encontre des manifestants sont inacceptables», a affirmé le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier dans un communiqué.

En effet, le soir du 6 mai 2007, pour la première fois sous la Vème République, des émeutes ont eu lieu en contestation de l'élection du Président de la République. Durant la campagne présidentielle, il a clairement assumé sa chasse sur les terres fascisantes. Plus que ça, il a fait preuve de racisme : "les familles maghrébines sont mieux tenues que les familles africaines. C'est pourquoi on a plus de problèmes avec les enfants originaires d'Afrique". Il ne cache pas non plus ses penchants eugénistes : "Fofana, du gang des barbares n'a que 24 ans. Mais on ne devient pas un tortionnaire entre 22 et 24 ans. Il faut donc intervenir dès la maternelle sur les enfants violents pour éviter qu'ils ne deviennent des assassins. A 16 ans, c'est trop tard." Sans parler des lieux communs : "Tous les gens qui ont des problèmes avec la police et la justice ont eu des troubles du comportement." Notez bien que ce ne sont que des exemples. Car il y a de quoi faire une encyclopédie.

Son travail au ministère de l'intérieur a été marqué par une frénésie du sécuritaire. A chaque fait divers médiatique, sa loi. La violence est partout. Personne n'est à l'abris. Entendons-nous bien : ce n'est pas si faux que ça. La violence matérielle et physique augmente au rythme de la violence sociale. Sauf que comme dans les autres services publics, le nombre de postes dans la police régresse. Et comme dans les autres services publics, le privé s'y substitut. Alors déjà que la police publique ce n'était pas la joie et la gaité, que dire de la police privée ?! Sans parler des rafles de sans-papiers : toujours immondes lorsqu'on se remémore la France vichyste et celle du 17 octobre 1961. Il a su à merveille jouer sur les divisions : chômeur contre français qui se lève tôt ; mauvaises racailles (parfois musulmans, toujours peaux rouges) contre visages pâles aspirant à la tranquillité publique...

Bref. C'était il y a deux ans : Nicolas Sarkozy était élu président de la République française.

Une sérieuse opposition se cristalise aujourd'hui contre ce concentré d'ignominie. Mais il ne faut surtout pas qu'elle se voit. Lorsqu'il passe en visite, rassemblez-vous si vous voulez, mais au loin. Et donnez vos drapeaux, tracts, autocollants, affiches et autres outils de propagande à la police de l'opinion. D'ailleurs, si vous pouviez juste ne pas exister aussi, ce serait formidable. Et que je fasse virer (grâce à mes contacts) des journaleux qui m'ont agassé ; et que je te nomme les directeurs des médias publiques ; et que je te ressorte le délit d'offense au président ; et même avec tout ça, les policiers  - au dessus des lois - et les procureurs se permettent de faire du zèle (comme on peut aisément le constater dans les tribunaux)...

Mais ce n'est pas de lui dont Biden, Kouchner et Steinmeier causaient. C'était de Mahmoud Ahmadinejad, président iranien sortant et rerentrant, élu hier à 62% par un scrutin dont on soupsonne des irrégularités, et dont le résultat a déclenché des émeutes à Téhéran. A cette occasion, les SMS ont été bloqués, des journalistes expulsés, des satellites brouillés et des locaux de presse fermés pour une semaine.

Nico a trouvé son maître.


Teddy Francisot
 
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