22.04.2011
Devenez meurtriers.com
En Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Lybie, au Tchad, au Djibouti, ou ailleurs, l'important c'est de s'amuser !
Des publicités de l'Armée de Terre fleurissent dans les villes, et en particulier autour des quartiers populaires. Comme on sait très bien que ces populations sont celles qui ont le moins de chance de s'en sortir, on va leur laisser miroiter un avenir stable et émancipateur au sein de l'Armée de Terre. Il ne manquerait plus que ces salauds aillent recruter dans les écoles, comme aux Etats-Unis ou au Canada ! Après tout, plus on les prend jeune, plus ils sont maléables !
D'un côté, des rivières de larmes coulent à chaque fois qu'un pauvre soldat français crève en Afghanistan, mais de l'autre, on se fout pas mal des dizaines de milliers de civils dont nos valeureux guerriers sont responsables de la mort. Personne ne réagit lorsque nos héros nationaux empêchent des groupes armés de déchoir des dictateurs (Tchad), ou lorsqu'ils aident des chefs de guerre sanguinaires à se saisir d'un président contesté, sans conformité avec les décisions de l'ONU (Côte d'Ivoire).
L'Armée de Terre ne fait pas dans l'humanitaire. Une guerre ne peut pas être propre. La Patrie et Nation n'en ont rien à foutre de ta gueule. Tout le monde chie sur la Convention de Genêve. Et piloter un char, un hélico ou un avion de chasse, ce n'est pas "cool" ! Ce n'est pas comme dans un block buster d'hollywood ! C'est plutôt ambiance je tue ou je me fais tuer (ou je mutile ou je me fais mutiler!). Tout ça pour quoi ? Qu'est-ce que l'armée française a jamais fait d'utile dans le monde ? Que dalle ! Et c'est pas demain que ça va changer.

Ministère de la guerre : remballe ta pub, fous toi en l'air !
18:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : armée, publicité, guerre, afghanistan, côte d'ivoire, tchad, djibouti, lybie, mirage, rafale, leclerc, ministère de la défense
22.02.2011
Rivières de sang en pays arabes
C'est d'ailleurs ce qui fait la beauté du paysage.
D'un côté, un peuple insoumi, près à se battre contre la misère sociale ; de l'autre, un monarque qui se complait dans le faste, et engage des mercenaires subsahariens pour matter la foule. Voilà l'amour d'un homme pour son peuple, vu de Libye. Kadhafi partira comme les autres. Comme Moubarak en Egypte. Comme Ben Ali en Tunisie. Seuls l'algérien Bouteflika et le marocain Mohamed VI tirent leurs épingles du jeu dans le grand Maghreb. Des soulèvements sont en cours au Bahreïn et au Yémen, et d'autres initiatives incertaines naissent au Djibouti, en Iran, en Jordanie et probablement ailleurs. Mais une chose est sûr, c'est que les responsables français qui ont soutenus ces dictatures sont toujours en place, libres de tous soupsons...
Dominique Strauss-Kahn : "la politique économique de la Tunisie est saine, et c'est un bon exemple à suivre [La démocratie, les libertés publiques, le partage des richesses, on s'en fout ! Du moment que l'économie va bien]."
Rama Yade : "[Kadhafi] doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort." Dont acte (voir photo).
Michelle Alliot-Marie (et ses proches) : "le jet privé, c'est vraiment confortable."
Nicolas Sarkozy (et son épouse) : entre Bongo, Kadhafi et consorts, à force de lécher des culs, il a la bouche pleine de merde. Exemples : discours de Grenoble (aux origines de la LOPPSI 2) et discours de Dakar. 'Y a plus que sa femme pour accepter son baiser de la mort à lui (voir ici). Tout ça pour vendre, entre autres, des armes - avec lesquelles on tue des manifestants, en plus.
Orange France-télécom (et autres grands groupes) : "je m'en vais délocaliser un centre d'appel en Tunisie, et dire à Yasmina qu'elle s'appelle Geneviève. Ce n'est pas si grave : 'y en a bien qui vendent des armes ! Vous comprendrez bien que dans une société capitaliste, le plus important, c'est l'argent !"
Au final, il y en a un qui met tout le monde d'accord, c'est Boris Boillon :
Dans sa vie, on fait tous des erreurs,
et dans sa vie, on a tous droit au rachat.
Teddy Francisot.
02:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, yémen, egypte, dominique strauss-kahn, dsk, sarkozy, mam, michelle alliot-marie, djibouti, bahreïn
10.11.2010
Nous avons perdu !
D'un hameçon plus habile que vos potences, nous prendrons notre bien où nous voulons qu'il soit.
Paul Eluard, poète surréaliste.
Depuis 30 ans, le capital monopolise le produit de la croissance annuelle. Si bien qu'entre 1981 et 1995, la part des salaires et assimilés s'est effondrée de 10% (de 71,8 à 60,3%) alors que celle des profits bondissait d'autant (28,2 à 39,7%) ! On crée des niches fiscales, on multiplie les subventions, et on s'étonne qu'il n'y ait plus d'argent dans les caisses. Pire, on prétend que c'est à cause des acquis
sociaux. Et alors, de radiations du pôle-emploi, au retardement du droit à la retraite, en passant par les déremboursement de médicaments et autres franchises médicales, on précarise, on appauvrit, on stigmatise et on détruit des valeurs républicaines, et parfois révolutionnaires.
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Pourquoi veut-on repousser l'âge du droit d'accès et celui du droit au taux plein alors qu'on sait que la durée de vie en bonne santé d'un ouvrier est de 59, et que, déjà, avec l'âge du droit au départ actuel à la retraite, il ne pourra pas profiter d'une période de repos sans pathologie récurrente ? alors qu'on sait aussi que la crise a doublé le déficit des caisses de retraite, pour la simple raison que les licenciements, qui n'ont pas été interdit par le gouvernement, ont conduit à une réduction du versements des cotisations sociales prélevées sur les salaires ? Et que 5 millions de sans-emploi, c'est autant de salaires en moins, et donc autant de cotisations sociales en moins pour renflouer les caisses. ? Enfin, alors qu'on sait que les exonérations de cotisations accordées aux entreprises privent les caisses de 30 milliards d'€ par an, sans créer d'emploi, comme c'était l'objectif ?
Le syndicalisme est à la société moderne ce que le mercurochrome est à la jambe de bois.
Coluche, humoriste contestataire.
Ce partage inégal des richesses (ou vol à l'arraché, c'est selon) est permise en partie à cause de l'apathie des grandes centrales syndicales, qui font de moins en moins de syndicalisme (ou en tout cas, qui se concentre essentiellement sur le syndicalisme de service, au détriment du syndicalisme de lutte) et font de plus en plus de politique (en calquant leurs grandes journées d'actions sur le calendrier du gouvernement et du parlement), alors que leur rôle est d'établir un rapport de force susceptible, non pas de "mobiliser l'opinion publique", mais bien de faire reculer le gouvernement ! Depuis le départ, la CFDT n'était pas contre cette réforme. Pourtant, la CGT, dont les militants sont assurément contre, a voulu lui coller au train pour préserver l'unité syndicale. Mais à quoi sert l'unité syndicale si ce n'est pour aller au carton contre une réforme régressive ?
Le gouvernement est en train de mener une guerre de classes. Et face à lui, les syndicats sont incapables d'apporter les réponses suffisantes. L'alliance CGT, FSU, FO, et Solidaires, c'est 1 263 000 militants qui peuvent convaincre les salariés sur le terrain, pour pousser à cette mobilisation radicale qui aurait mis la réforme en échec. Les adhérents des quatre autres syndicats ne sont pas perdus puisque de toute façon ils n'auraient rien fait ! Les chances auraient ainsi été de notre côté. D'autant que là, les travailleurs avaient envie d'exploser, mais ils étaient dans l'attente d'un appel clair de la part des organisations syndicales. Ils auraient dû foncer sans eux. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

nous irons jusqu'au bout
Teddy Francisot
En tout cas, il est grand temps que Solidaires se renforce pour que le syndicalisme de lutte ait plus de poids dans l'intersyndicale et le mouvement social.
00:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : réforme des retraites, woerth, sarkozy, partage des richesses, lutte de classe, richesse nationale, cotisations, salaire socialisé, syndicat, syndicalisme










