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10/06/2009

L'unité indépendante

Indépendance à l'égard du PS ne veut pas dire indépendance à l'égard de ceux qui ne le sont pas.

Oui, c'est vrai, le PG et le PCF estiment que s'allier ponctuellement avec le PS peut leur permettre d'avoir une présence médiatique (20 millions de téléphages, ce n'est pas négligeable), des élus (histoire de voir comment que c'est de l'intérieur), de l'argent... C'est leur choix, leur droit. Je pense que c'est notre stratégie qui est la meilleure, parce qu'elle car elle s'appuie sur du militantisme de terrain. Mais dans tous les cas on ne peut pas lutter seul.

Il faut convaincre à la fois nos partenaires de gauche (PCF, LO, PG, AL, républicains) de la nécessité de l'indépendance à l'égard des socialauds, à la fois les trotskystes de la nécessité de l'unité à la gauche du PS (il y en a qui attendent le grand soir comme les chrétiens attendent encore le retour du Christ). Le changement par la rue, on en sera. On exploitera toutes les étincelles. Voire, on en sera une. Mais ce n'est pas une raison pour négliger le changement par les urnes.

Il faut savoir faire la différence entre eux et le PS. Dire que le PG et le PS ont un même combat est mensonger. Pareil pour le PCF et les républicains. C'est avec eux que nous nous sommes rassembler pour lutter contre la constitution libérale. Leurs élus nous informent régulièrement de toutes les merdes qui nous arrivent. Et avec ceux-là, on doit bosser à chaque fois qu'une élection ne prévoit pas la proportionnelle intégrale (genre aux européennes - proportionnelle oui, mais au plus fort reste... sinon, nous aurions eu 3 sièges - ; aux présidentielles, législatives et cantonales ; régionales ; etc...). C'est regrettable, puisque c'est une contrainte antidémocratique, mais il ne s'agit pas non plus d'un pacte rouge/brun !

Si nous avions fait le choix du front de gauche, et qu'au régionales ensuite, pour préserver ses élus, le PCF choisissait de s'allier au PS. Les électeurs auraient bien vu que c'est lui qui commet des actes contraires au discours. Mais en refusant de faire ce choix, nous avons nous-même privé notre discours d'unité d'un acte fort pour la gauche de l'espoir. Et peut-être même que ça aurait fait un joli score, et que par endroits, le PCF aurait préféré poursuivre le front de gauche plutôt que d'aller avec le PS et peut-être triompher sur lui. Mais las de la politique fiction, il faut agir.

Ce n'est pas une tâche qui sera facile. Ce sera d'autant plus difficile qu'il ne nous faudra rien lâcher. Et déjà, la première chose à faire est d'augmenter le nombre de militants. On doit être capable de convaincre les sympatisants que leur participation (financière => souscription, ou physique => adhésion) est un élément essentiel de la diffusion de nos idées. De plus, lorsque parmis nos partenaires on a un mastodonte de cent mille adhérents. Ce n'est qu'une manière de rééquilibrer les forces que d'aller vers cet objectif. A nous d'avoir un discours clair et loin de la démagogie pour éviter que des militants s'investissent sans connaissance de cause.

En résumé, il y a du boulot et on va le faire.

Teddy Francisot

16:35 Publié dans Electoralisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : élections, pcf, lo, al, mrc, pg, gauche, npa

 
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