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10/11/2010

Nous avons perdu !

D'un hameçon plus habile que vos potences, nous prendrons notre bien où nous voulons qu'il soit.

Paul Eluard, poète surréaliste.

Depuis 30 ans, le capital monopolise le produit de la croissance annuelle. Si bien qu'entre 1981 et 1995, la part des salaires et assimilés s'est effondrée de 10% (de 71,8 à 60,3%) alors que celle des profits bondissait d'autant (28,2 à 39,7%) ! On crée des niches fiscales, on multiplie les subventions, et on s'étonne qu'il n'y ait plus d'argent dans les caisses. Pire, on prétend que c'est à cause des acquishold up géant.jpg sociaux. Et alors, de radiations du pôle-emploi, au retardement du droit à la retraite, en passant par les déremboursement de médicaments et autres franchises médicales, on précarise, on appauvrit, on stigmatise et on détruit des valeurs républicaines, et parfois révolutionnaires.

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Pourquoi veut-on repousser l'âge du droit d'accès et celui du droit au taux plein alors qu'on sait que la durée de vie en bonne santé d'un ouvrier est de 59, et que, déjà, avec l'âge du droit au départ actuel à la retraite, il ne pourra pas profiter d'une période de repos sans pathologie récurrente ? alors qu'on sait aussi que la crise a doublé le déficit des caisses de retraite, pour la simple raison que les licenciements, qui n'ont pas été interdit par le gouvernement, ont conduit à une réduction du versements des cotisations sociales prélevées sur les salaires ? Et que 5 millions de sans-emploi, c'est autant de salaires en moins, et donc autant de cotisations sociales en moins pour renflouer les caisses. ? Enfin, alors qu'on sait que les exonérations de cotisations accordées aux entreprises privent les caisses de 30 milliards d'€ par an, sans créer d'emploi, comme c'était l'objectif ?

Le syndicalisme est à la société moderne ce que le mercurochrome est à la jambe de bois.

Coluche, humoriste contestataire.

Ce partage inégal des richesses (ou vol à l'arraché, c'est selon) est permise en partie à cause de l'apathie des grandes centrales syndicales, qui font de moins en moins de syndicalisme (ou en tout cas, qui se concentre essentiellement sur le syndicalisme de service, au détriment du syndicalisme de lutte) et font de plus en plus de politique (en calquant leurs grandes journées d'actions sur le calendrier du gouvernement et du parlement), alors que leur rôle est d'établir un rapport de force susceptible, non pas de "mobiliser l'opinion publique", mais bien de faire reculer le gouvernement ! Depuis le départ, la CFDT n'était pas contre cette réforme. Pourtant, la CGT, dont les militants sont assurément contre, a voulu lui coller au train pour préserver l'unité syndicale. Mais à quoi sert l'unité syndicale si ce n'est pour aller au carton contre une réforme régressive ?

Le gouvernement est en train de mener une guerre de classes. Et face à lui, les syndicats sont incapables d'apporter les réponses suffisantes. L'alliance CGT, FSU, FO, et Solidaires, c'est 1 263 000 militants qui peuvent convaincre les salariés sur le terrain, pour pousser à cette mobilisation radicale qui aurait mis la réforme en échec. Les adhérents des quatre autres syndicats ne sont pas perdus puisque de toute façon ils n'auraient rien fait ! Les chances auraient ainsi été de notre côté. D'autant que là, les travailleurs avaient envie d'exploser, mais ils étaient dans l'attente d'un appel clair de la part des organisations syndicales. Ils auraient dû foncer sans eux. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

 

la lutte continue.jpg

nous irons jusqu'au bout

 

Teddy Francisot

 

adhérez à sud solidaires.jpg

 

En tout cas, il est grand temps que Solidaires se renforce pour que le syndicalisme de lutte ait plus de poids dans l'intersyndicale et le mouvement social.

04/09/2010

Après la plage, les pavés !

Cette rentrée 2010 va être particulièrement agitée.

plein retraite solidaires.jpgDéjà le samedi 4 septembre, une manifestation contre le racisme d'État et les politiques sécuritaires aura lieu à l'initiative de la ligue des droits de l'homme. Puis le mardi 7 septembre, une grande manifestation pour la sauvegarde de la retraite par répartition marquera peut-être, le début d'une grève générale. C'est là qu'il faudra frapper fort !

Après le grignotage des services publiques, de l'éducation nationale, de la sécurité sociale etc... le système de retraite par répartition est quasiment la seule marque de la solidarité publique qu'il nous reste. Un système très bien conçu qui veut qu'en adressant son salaire au travailleurs, le patron paie en même temps une cotisation pour permettre à nos ayeules et ayeux de vivre décemment sans travailler, et d'avoir une fin de vie digne. C'est bien le moins après une vie de labeur. Mais c'est surtout bien le moins lorsqu'on est humaniste.

Les gouvernements (droite comme "gauche") ont toujours voulu foutre en l'air ce système sous la pression du patronat, toujours à l'affût du moindre centime. Il s'agit de remplacer la retraite par répartition par la retraite par capitalisation. Autrement dit, on passerait du système solidaire au système spéculatif. Or, avec le système spéculatif, si par hasard une crise passait par là, on perdrait tout, et donc on n'aurait plus de retraite.

Mais qu'importe ! Du moment que les fonds de pensions se font du fric sur le dos des déposants, le reste...

Grève générale le 7 septembre
envoyé par Solidairesnational.

 

C'est à nous d'exiger un juste partage des richesses ! Notre tâche est, dès aujourd'hui, de construire un grand rapport de force, par des grèves et des manifestations, dans toutes les entreprises, les lycées, les universités et les services publics... Premier RDV : manifestations partout en France mardi 7 septembre (dès le 6 septembre pour les enseignants). Second RDV : mardi 14 septembre (et durant toute la semaine précédent, il s'agit de monter des Assemblées Générales de grève). Objectif : la grève générale !

Au boulot !

Teddy Francisot

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin et qui n'ont pas beaucoup de temps, explication concise et drôle : cliquez ici (15 minutes).

Pour ceux qui veulent aller plus loin et qui ont un peu de  temps, une excellente analyse - pas ennuyeuse du tout - de Bernard Friot, économiste : cliquez ici (audio de 50 minutes).

 
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