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17/05/2011

Dédicace à DSK !

12/04/2010

Les pédophiles, ces êtres humains.

C'est l'histoire d'un journaliste qui part à la recherche de pédophiles sur internet. Ces pédophiles qui, malgré tout, ont besoin de se livrer, lui font part de leurs expériences et de leur envie de recommencer. Ce journaliste préssent le danger pour ces enfants qui risquent de se faire agresser sexuellement, voire violer, et contacte la police. Le journaliste explique qu'il a agit dans l'intérêt de nos chères têtes blondes pour les protéger de ces prédateurs, ces bêtes féroces, ces monstres, qui les menacent avec leur terrible arme du viol : leur bite !

Non pas que je n'aime pas les enfants, mais j'ai envie de me faire l'avocat du diable, dans cette affaire.

sexy bébé.jpg

 

 

Mais qu'est-ce que ça peut bien foutre

qu'un bonhomme/une bonne-dame

viole un enfant, hein ?

 

 

 

Mais, non.  Mais, non. Qu'on se rassure : c'était une blague.

Il faut dédramatiser la question de la pédophilie.

Par sa nature et sa gravité, la pédophilie est le terrain des plus vives dénonciations. Des personnes adultes, hommes ou femmes, ont une attirance sexuelle irrépressible pour des enfants, qui ont parfois à peine appris à parler, lire, écrire, compter, ou lasser leurs chaussures... C'est horrible, rien qu'à l'imaginer. Alors, effectivement, lorsqu'on sait que ça arrive "en vrai", ça choque. Seulement, il y a des cas, nombreux, ou pour évaluer la situation et lui donner une réponse conséquente, il faut laisser nos émotions quelque part et prendre du recul.

Pourquoi et comment est-ce possible que des personnes aient une attirance sexuelle pour des gamins ? J'ai trouvé des réponses dans un excellent article de Maître Mô (son blog  est ici), qui nous a transmis le mail qu'il a reçu d'un pédophile, évidemment anonyme. Et voilà un composé de ce que ça dit :

J'aime les garçon prépubères ou peu pubères. Peu après 18ans, j'ai été arrêté pour agression sexuelle, mais les non-victimes ont confimé plusieurs fois que c'était faux. Cependant, j'ai fait 6 mois en préventive et le procès est toujours en cours. Déjà en prison, en tant que pédophile, on est une sous-merde pour des condamnés qui ont besoin de souffre-douleur... Certaines remarques du substitut du procureur étaient vraiment dégradantes. Il a cru devoir employer le qualificatif de "futur violeur", de  "détraqué sexuel"  parce que, du haut de ma jeune majorité, j’admettais m’autoriser un rapport sexuel avec un mineur d’au moins 15 ans, puisque c’était légal (3 ans de différence d’âge, ça ne me paraît pas le crime du siècle) !

Je ne crois pas que la pédophilie soit une maladie, comme l’est une névrose. Je dirais qu’il s’agit d’une orientation sexuelle déviante. Certains sont hétérosexuels, d’autres homosexuels, je suis pédophile attiré par les garçons. Et, comme pour tout homme, il y a une forte composante affective dans notre orientation. J’ai travaillé avec plusieurs psys et pas plus l’actuel que les précédents ne croient vraiment pouvoir me "guérir", c’est à dire faire de moi un homo ou un hétéro. Et je n’y crois pas non-plus. Nous essayons, plutôt, de travailler sur la gestion de mes pulsions et sur mon intégration sociale avec des gens de mon âge, de sorte que je présente le moins de risque possible de dérapage. Mais je ne vous cache pas non-plus que même si je me tiens à carreau depuis plusieurs années maintenant, j’ai du mal à m’imaginer rester parfaitement chaste pendant la soixantaine d’années qu’il me reste à vivre.

Parfois, la frustration accumulée avec les années, sur un difficile tabou, pousse à déraper. Il faut reconnaitre que notre vie n’est pas une sinécure : non-seulement nous sommes sensés "nous la mettre sur l’oreille" pour le restant de nos jours, mais nous n’avons pas même le droit de nous soulager devant un porno. Allez, juste une fois, demander à la sortie d’un lycée combien de jeunes sont prêts à renoncer à toute vie sexuelle – pornos y compris – immédiatement et pour le restant de leurs jours… Fort peu, à mon humble avis.

Pour voir l'article en entier, vous pouvez cliquer ici.

pédophile.jpgDes solutions préventives

Ce témoignage tranche avec la théorie du "prédateur", de la "bête féroce" et du "monstre". Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on accompagne les pédophiles dans une société où c'est limite s'il ne faudrait pas rétablir la peine de mort, rien que pour leur gueule ?  Il me parait essentiel d'éviter que ces personnes, ces êtres humains, n'aient plus à s'isoler avec leurs pulsions, au risque qu'un jour ils ne soient plus capable de les assumer seuls. Par exemple, il existe un numéro d'aide contre les addictions (drogues, alcool, tabac, info-services). Pourquoi ne pas en instituer un pour les pédophiles ? Un numéro vert qui leur permettrait d'accéder à des structures gratuites d'aide et d'accompagnement psycho-social.

Plutôt que de vomir sur des gens qui comprennent difficilement eux-même leurs propres pulsions, il serait peut-être temps de développer des initiatives de service public qui leur soient destinées.

 

Teddy Francisot.

 
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